Depuis quelques mois les scientifiques de l’observatoire volcanologique et sismique de Martinique observent une reprise de certaines formes d’activité sur la montagne Pelée.

Pas de signes précurseurs d’une éruption, par contre, “nous avons des signes de changement dans l’activité de la montagne Pelée”, rapporte Fabrice Fontaine, directeur de l’observatoire volcanologique et sismologique de Martinique.

Dans les faits, les scientifiques constatent :
• Une augmentation de séismes au niveau de l’édifice volcanique (pas ressentis par la population)
• L’apparition de séismes profonds depuis avril 2019
• Des remontées de gaz les 8 et 9 novembre 2020.

À la suite de la consultation de plusieurs experts, directeurs des observatoires, d’anciens directeurs, du directeur du système national d’observation volcanologique, ce groupe d’experts recommande le passage au niveau d’alerte jaune. Nous renforçons notre vigilance c’est surtout ça.
Fabrice Fontaine, directeur de l’observatoire volcanologique et sismologique de Martinique.

Il demande donc le passage en vigilance jaune pour la Montagne Pelée. C’est le troisième niveau de vigilance sur une échelle qui en compte 5. L’étape suivante est la pré-alerte, en orange puis l’alerte en rouge.


On ne peut pas prédire si un volcan va entrer en éruption, mais on est capable de détecter des signes précurseurs mai cette éruption, pourrait se produire à l’échelle de quelques années ou peut être moins“, explique Marc Chaussidon, directeur de l’institut de physique du globe de Paris

En septembre dernier déjà 51 secousses de type volcano-techtonique avaient été enregistrées sur la Pelée. Leur nombre est d’ailleurs en augmentation constante depuis novembre 2019.

La montagne Pelée est un volcan vivant, actif et compte tenu des observations qui sont faites, nous allons renforcer sa surveillance scientifique. C’est le sens de cette vigilance jaune.
Stanislas Cazelles, préfet de Martinique

Le maître mot c’est la transparence“, insiste le préfet. D’où la conférence de presse (sur le campus de Schoelcher), en présence des scientifiques. Transparence vis-à-vis de la population avec des réunions publiques dans les communes qui peuvent être concernées par le risque volcanique pour répondre aux questions des habitants.

Parmi les mesures annoncées : la mise en place de capteurs, pour le suivi de la composition chimique des eaux et des gaz et la mise en place des reconnaissances aériennes par drones dans la zone où était observée les fumerolles par le passé.

Ces nouvelles informations ont été communiquées aux maires du secteur (Ajoupa Bouillon, Basse-Pointe, Grand Rivière, Macouba, Morne-Rouge, Prêcheur, Saint-Pierre et Carbet), lors d’une réunion ce matin avec le préfet à la préfecture.

Source Martinique •1
Rédigez un commentaire:

*

Votre adresse email ne sera pas publiée.